Ce qu'il faut retenir

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DANS LES PME ET ETI, LES LIENS SONT FORTS ENTRE FAMILLE ET ENTREPRISE

Pour comprendre les interactions du quotidien entre famille et entreprise, nous avons mené une enquête auprès de 1 638 dirigeants de PME et ETI, et interrogé une vingtaine de dirigeants et d’experts (chercheurs, avocats, psychologues...).  Il apparaît que les liens entre famille et vie d’entreprise sont multiples Chaque dirigeant.e place une frontière qui lui est propre, conduisant à une porosité variable entre les deux. Famille et entreprise sont comme deux espaces physiques dissociés avec un couloir de liaison laissant passer plus ou moins d’informations et d’émotions.
 

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LES DIRIGEANTS INTERROGÉS SONT SATISFAITS DE LEUR ÉQUILIBRE ENTRE VIES FAMILIALE ET ENTREPRENEURIALE

79 % des dirigeants de PME et ETI affirment être satisfaits de la manière dont ils concilient leurs vies familiale et entrepreneuriale. Sollicités à la fois par leur famille et leur entreprise, les dirigeants de PME-ETI semblent en mesure de maintenir un équilibre satisfaisant. Cette donnée surprend tant le travail et le foyer mobilisent du temps, de l’énergie et l’attention. Plus étonnant encore, 51 % des dirigeants estiment qu’il est facile de parvenir à cet équilibre.

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LE SOUTIEN DE LA FAMILLE EST PRIMORDIAL POUR LE DÉVELOPPEMENT DE L’ENTREPRISE

65 % des dirigeants de PME-ETI estiment que c’est notamment grâce au soutien de leur famille que leur entreprise a pu connaître un tel niveau de développement. 82 % estiment même que leur famille les encourage dans leurs objectifs entrepreneuriaux. Ce soutien psychologique s’apparente à un refuge pour les dirigeants. Pour 80 % d’entre eux, leur famille leur permet de se détendre et de se ressourcer avant et après le travail.

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LA FAMILLE EST PARFOIS UN «FREIN NÉCESSAIRE»

La famille est un garde-fou pour ne pas travailler nuit et jour, prendre du recul et éviter de confondre son entreprise et sa propre personne. En revanche, elle peut aussi freiner dans quelques cas. Croissance à l'international, rachat d’entreprise : 23% des dirigeant(e)s interrogés ont renoncé à un projet de développement à plusieurs occasions. Enfin, près de deux tiers des dirigeant(e)s estiment par ailleurs manquer régulièrement de temps pour répondre à la fois aux attentes de leur famille et à leurs engagements professionnels.

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ÉVALUÉ À 4,4 SUR 10 PAR LES DIRIGEANTS, LE POIDS DE LA FAMILLE DANS LES DÉCISIONS STRATÉGIQUES DEMEURE FAIBLE

Les objectifs économiques apparaissent prioritaires aux yeux du dirigeant et l’emportent sur les considérations d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Les dirigeants de PME-ETI semblent donc consentir à certains sacrifices vis-à-vis de leur famille, du fait de leur poste et de leurs responsabilités. 93 % d’entre eux rencontrent ainsi des difficultés à répondre à leurs obligations entrepreneuriales et familiales, dont 36 % souvent, voire tout le temps. Cela n’entame pourtant pas leur satisfaction dans l’équilibre qu’ils ont trouvé entre les deux sphères.

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LES DIRIGEANTS DE PME-ETI S’EFFORCENT DE CLOISONNER VIES PROFESSIONNELLE ET ENTREPRENEURIALES

74 % des chefs d’entreprise cherchent à cloisonner leur vie de famille et leur vie de dirigeant. Les dirigeants de PME-ETI préfèrent donc préserver une certaine étanchéité entre les deux mondes, et cela s’observe à l’occasion de leurs grands événements familiaux. Ainsi, respectivement 71 % et 61 % des interrogés n’ont pas remis en question le pilotage de leur entreprise à la suite de la naissance de leurs enfants ou de leur divorce. Toutefois, l’inverse semble moins vrai : 78 % estiment être préoccupés par les enjeux de leur entreprise, même lorsqu’ils sont avec leurs proches.

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LES FEMMES DIRIGEANTES ET AUTRES PROFILS SOUS PRESSIONS PEINENT DAVANTAGE À TROUVER UN EQUILIBRE PRO/PERSO SATISFAISANT

Les dirigeantes sont davantage confrontées à une porosité entre les deux mondes : 88% de leurs conjoint(e)s ont un emploi à plein temps, contre seulement 58% des conjoint(e)s des dirigeants. La gestion du quotidien familial peut s’avérer plus pesante pour les cheffes d’entreprise. En effet, 39% des conjoint(e)s de dirigeantes ne s'occupent pas de la gestion familiale, contre 11% des conjoint(e)s de dirigeants.