Les biais cognitifs : quels sont les éléments qui peuvent influencer les prises de décision des dirigeants ?

Ce qu'il faut retenir

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Un constat quant à la prise de décision

Lorsqu’un patron de PME effectue ses prévisions d’activité pour une année, il parvient difficilement à se détacher de l’exercice en cours, alors que les conditions économiques peuvent considérablement varier d’une période à l’autre. C’est l’illustration d’un biais d’ancrage, qui renvoie à la difficulté de s’extraire de la situation présente pour se projeter dans le contexte d’activité futur.
 

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Les biais cognitifs sont nombreux et peuvent se manifester à tout moment

Prenez Thanksgiving :  la dinde est nourrie, pensant qu’elle va l’être jusqu’à sa mort naturelle. La veille de Thanksgiving, elle estime que le lendemain sera semblable à aujourd’hui, et commet une erreur de raisonnement : rien ne garantit que l’observation des éléments passés donnera une indication fiable de ce qu’il va se produire dans l’avenir. C’est le biais d’induction théorisé par Nassim Nicholas Taleb (Le cygne noir, éditions Les Belles Lettres, 2008).
 

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D’autres biais cognitifs à découvrir

Chacun peut s’y reconnaître !  Cette étude s’adresse en particulier aux chefs d’entreprise, mais également à tout décideur en herbe ou confirmé, qu’ils soient élus, actionnaires ou étudiants.