Ce qu'il faut retenir

1

Approfondir la 1ère étude «Entreprendre dans les quartiers»

La première étude "Entreprendre dans les quartiers : les conditions de la réussite", portait sur les réalités entrepreneuriales des quartiers prioritaires. Dans cette nouvelle étude, nous approfondissons ce travail avec des sources statistiques plus riches, pour fournir le premier panorama d’envergure sur ce sujet. La création d’entreprises en est au cœur, dont la période cruciale des 3 premières années de lancement d’un projet, déterminante pour sa pérennité et la création d’emploi

2

Un potentiel de création encore inexploité dans les quartiers prioritaires

Les entreprises créées dans ces territoires ont autant voire plus de chances que les autres d’être pérennes à 3 ans. Or, la dynamique de création d’entreprises y est moindre : le taux de création par habitant y est plus faible et les habitants sont moins sensibilisés à l’entrepreneuriat. Pour atteindre l’étape cruciale de l’immatriculation, il existerait un « effet de sélection » des entrepreneurs les plus motivés et préparés

3

L’ambition et l’optimisme des entrepreneurs s’érodent rapidement

S’ils sont forts au moment de la création du projet, ils s’érodent pourtant au cours des 5 premières années d’exercice. Les entrepreneurs des quartiers ne sont pas plus ni moins accompagnés par des structures d’aides alors qu’ils éprouvent un plus fort sentiment de vulnérabilité que la moyenne. Ils pointent la difficulté à se repérer dans les structures existantes et le manque de spécialisation métier des conseillers

4

Des projets entrepreneuriaux de plus petite taille

C’est la conséquence d’obstacles spécifiques aux quartiers : il y existe un plafond de verre, qui ralentit le développement des entreprises. Celui-ci est à l’origine de 3 obstacles à la croissance : l’accès aux services bancaires, l’accès à un marché et des réseaux professionnels au-delà de l’ultralocalité, l’accès aux premières compétences entrepreneuriales pour une meilleure gestion quotidienne de l’entreprise.

5

Détermination, connaissance du marché local et solidarité : 3 ressources clés

La détermination, la connaissance du marché local et la solidarité sont des ressources clés pour les entrepreneurs des quartiers : elles constituent pour eux un capital social fort, et un puissant avantage pour la pérennisation de leur activité. Mais paradoxalement, la connaissance de leur marché local et la solidarité peuvent devenir un frein à la mobilité au-delà des frontières des quartiers.

6

Internet et les réseaux sociaux repoussent les limites des quartiers

Les entrepreneurs emploient ces nouvelles technologies pour améliorer leur accès à la connaissance et l’information. Elles facilitent les communications à l’international et activités d’import-export, contribuent à la diffusion de modèles entrepreneuriaux, permettent de dépasser les barrières de l’origine sociale, et favorisent le passage au statut d’indépendant grâce à la plateformisation de secteurs d’activité.

7

Les femmes entrepreneures ont des entreprises tout aussi pérennes

Les femmes entrepreneures dans les quartiers sont certes plus prudentes, mais leurs entreprises sont tout aussi pérennes et affichent aussi un taux de 77 % de survie à 3 ans. Elles représentent moins du tiers des entrepreneurs des quartiers et leur priorité est d’assurer leur propre emploi. Elles mobilisent moins de moyens au démarrage et occupent plus souvent une position salariée en parallèle.