Ce qu'il faut retenir

1

Trésorerie et délais de paiement

La trésorerie des PME s’est détériorée au cours des trois derniers mois. Cette détérioration resterait toutefois temporaire, les dirigeants de PME anticipant une amélioration lors des trois prochains mois. La situation de trésorerie demeure par ailleurs satisfaisante, l’indicateur s’inscrit même au plus haut niveau observé depuis la création de l’enquête début 2017. Les délais de paiement, aussi bien des clients que vis-à-vis des fournisseurs, se sont raccourcis par rapport au 4ème trimestre de 2019 et, dans une moindre mesure, sur un an.

2

L’investissement attendu en ralentissement en 2020

La part des PME qui comptent investir baisse et le solde d’opinion sur l’évolution de ces dépenses s’inscrit à zéro. Les besoins de renouvellement et/ou modernisation des équipements constituent le principal motif de ces dépenses. La part des investissements consacrés à l’extension de capacités, à l’introduction de nouveaux produits/services et à une nouvelle implantation progresse.

3

Accès au crédit

Les conditions d’accès au crédit restent aisées, dans un contexte de taux historiquement bas : seules 19 % des entreprises ayant recours au crédit ont rencontré des difficultés pour financer leur exploitation courante, une proportion stable sur un an, et 16 % pour le financement de leurs investissements, une proportion en légère hausse sur un an.

4

Freins à la croissance

Les difficultés de recrutement demeurent le principal frein à l’activité des PME et s’affichent en progression ce trimestre comme sur un an (citées par 55 % des dirigeants de PME après 53 % il y a trois mois). À l’inverse, malgré le climat social tendu ces derniers mois en France et un contexte international peu porteur, les contraintes de demande sont moins pesantes.

5

Focus trimestriel « Les TPE/PME et leurs fonds propres »

Interrogés sur les fonds propres de leur entreprise, si 64 % des dirigeants les jugent d’un niveau satisfaisant, contre un tiers qui les jugent insuffisants. Une large majorité de chefs d’entreprise ont conscience que les fonds propres représentent une variable clé pour accéder à des financements, notamment bancaires. 22 % estiment qu’ils ne constituent pas une donnée importante pour leur entreprise.