Chaque trimestre, Bpifrance Le Lab et Rexecode interrogent et analysent les réponses d'un échantillon représentatif de plus de 1 000 dirigeants et TPE et PME. Cette édition comprend deux focus : un sur l'incertitude politique, un sur le prêt garanti par l'Etat. Après une année 2025 difficile, les indicateurs reprennent de la couleur. Le soleil s’apprêterait il à briller à nouveau pour les TPE/PME ?
Les intentions d’investissement des TPE et PME rebondissent mais restent en deçà des niveaux observés en moyenne par le passé
45 % des dirigeants prévoient d’investir en 2026, une proportion en hausse de 6 points par rapport au trimestre précédent mais encore nettement inférieure à sa moyenne historique. Cette hausse s’expliquerait en partie par un climat d’incertitudes un peu moins pesant en ce début d’année.
Les montants investis augmenteraient également, avec un solde d’opinion en hausse de 12 points par rapport au trimestre précédent.
Les projets d’investissement se concentrent principalement sur le renouvellement et la modernisation des équipements, et les investissements verts restent davantage prioritaires qu’avant la crise sanitaire.
La situation de trésorerie des TPE et PME se détend
Ce début d'année 2026 a montré une légère amélioration de la trésorerie des très petites, petites et moyennes entreprises françaises. Le solde d’opinion sur la trésorerie des trois prochains mois progresse de 3 points par rapport au trimestre précédent.
La faiblesse de la demande et la concurrence sont les principaux freins à la croissance des TPE et PME
L’insuffisance de la demande reste le premier frein à la croissance des entreprises françaises, cité par 63 % des dirigeants (-3 points depuis le dernier trimestre de 2025). La concurrence est plus contraignante : citée par 34 % des chefs d’entreprise (+4 points sur un trimestre), se plaçant au deuxième rang des freins à la croissance. Les difficultés de recrutement sont citées par 34 %, un niveau bien plus bas qu’en moyenne par le passé (49% en moyenne en 2018-2025) alors que la demande de travail des entreprises s’ajuste à la baisse en raison d’une activité moins dynamique.
Les incertitudes politiques et économiques pèsent un peu moins sur les projets
95 % des dirigeants craignent que le contexte politique ait un impact négatif sur leur activité, mais la part des dirigeants craignant un impact négatif marqué reflue de 4 points sur le trimestre. Par ailleurs, 34 % prévoient de maintenir leurs projets en dépit des incertitudes, soit +6 points relativement à fin 2025. .
La visibilité budgétaire reste le principal levier pour restaurer la confiance, tandis que les tensions géopolitiques deviennent une source croissante d’inquiétude.
Focus sur les prêts garantis par l’État (PGE) : un dispositif largement plébiscité par les dirigeants
Plus de la moitié des TPE et PME interrogées ont bénéficié d’un PGE. Parmi elles, 73 % n’ont pas encore clôturé leur prêt mais 55 % prévoient de le rembourser d’ici la fin de cette année. En revanche, 3 % craignent ne pas être en mesure de le rembourser.
82 % des dirigeant(e)s estiment que le PGE leur a permis d’éviter des difficultés de trésorerie, voire la fermeture de leur entreprise (selon 16 % des bénéficiaires). Ainsi, 82 % des dirigeant(e)s déclarent qu’ils/elles feraient de nouveau la demande d’un PGE si les circonstances l’exigeaient.
À noter toutefois que 7 % de l’ensemble des TPE et PME craignent que le remboursement du PGE ne compromette leur développement.