71ème enquête de conjoncture PME 71ème enquête de conjoncture PME

Ce qu'il faut retenir

1

Les perspectives d'activité pour 2020 chutent sévèrement

Dans ce contexte, la correction des perspectives d'embauche reste plus modérée. Les PME révisent de façon inédite leurs perspectives de chiffre d’affaires cette année (solde d’opinion à +59, contre +25 fin 2019 ; le plus bas historique). La révision des perspectives d’embauche serait plus limitée. Ceci est possiblement en lien avec le recours massif au dispositif d’activité partielle.

2

La trésorerie des PME s’est logiquement fortement détériorée

Mais la grande majorité se disent en capacité de surmonter ces difficultés financières. En effet, malgré la dégradation de la situation financière des entreprises, seules 3% jugent les difficultés de trésorerie rencontrées « insurmontables », compte-tenu des dispositifs de soutien sollicités. 90% des déclarent avoir mobilisé au moins un dispositif public, pour pallier leurs besoins de trésorerie.

3

Le PGE a été fortement mobilisé et constitue encore une réserve importante

Une PME de 1 à 150 salariés sur 2 a demandé un PGE. Seules 35% déclarent avoir utilisé plus de la moitié de leur PGE pour régler les dépenses courantes passées, contre 59% qui disent en avoir utilisé moins de la moitié à date de l’enquête, contre 33% « peu ou pas du tout ». Le PGE constitue une réserve importante face aux besoins de cash des prochains mois

4

La chute de l’activité et le niveau élevé des incertitudes pèsent sur l’investissement

Les entreprises révisent leurs projets d’investissement pour l’année 2020. Les PME sont plus nombreuses à anticiper un report de leurs projets, qu’une annulation. La faiblesse de la demande est le principal obstacle à l’investissement, suivi du manque de fonds propres. 22% des entreprises de disent prêtes à ouvrir leur capital, sous la forme de l’arrivée d’un nouvel associé, plutôt que d’un fonds, pour la majorité d’entre elles.