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Trésorerie, investissement et croissance des PME-TPE : l’impact du conflit au Moyen-Orient sur les perspectives des dirigeants reste limité à ce stade

Crédit, investissements, trésorerie, IA : où en sont vraiment les PME françaises ? Le dernier baromètre trimestriel signé Bpifrance Le Lab décrypte les tendances.

Publié le

19 mai 2026

- Mis à jour le 18 juin 2026
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Temps de lecture : 4 min

Trésorerie

Malgré un impact du conflit au Moyen-Orient sur les coûts auxquels font face les TPE / PME, les indicateurs de trésorerie ne sont que peu touchés ce trimestre. Si les dirigeants ont constaté une légère détérioration de la situation de trésorerie au cours des trois derniers mois, le jugement moyen des dirigeants de TPE / PME sur leur niveau de trésorerie actuelle est peu affecté. Les deux indicateurs restent nettement sous leur moyenne historique (2018-2025). Les perspectives sont même plutôt en amélioration : le solde sur la trésorerie des trois prochains mois gagne 3 points, alors que les dirigeants prévoient en large majorité de répercuter, au moins partiellement, les hausses de coût sur leurs prix de vente (cf. infra).

Investissement

Les intentions d’investissement des TPE / PME progressent légèrement, après le rebond déjà observé en début d’année : 46 % des dirigeants de TPE/PME comptent investir cette année (+1 point ce trimestre). Cette proportion est toutefois inférieure à sa moyenne historique et l’indicateur relatif aux montants investis s’inscrit lui en léger repli. Les investissements se concentrent toujours plus sur le renouvellement et la modernisation des équipements. À l’inverse, les dirigeants sont moins nombreux à envisager des investissements pour accroître leurs capacités de production ou lancer de nouveaux produits ou services. La part des investissements verts est à nouveau stable (à 30 %), à un niveau supérieur à son niveau pré-pandémie.

Accès au crédit

La proportion de dirigeants de TPE / PME rencontrant des difficultés d’accès au crédit de trésorerie se stabilise à 20 %, légèrement au-dessus des niveaux habituels. Les difficultés d’accès au crédit d’investissement refluent ce trimestre. La proportion de dirigeants déclarant rencontrer des obstacles pour financer leurs investissements auprès des établissements de crédit s’établit à 16 %, un niveau désormais légèrement inférieur à sa moyenne de long terme. L’accès au financement reste peu cité comme frein à la croissance.

Freins à la croissance

Conséquence du conflit au Moyen-Orient, le niveau élevé des coûts et des prix est un obstacle à la croissance en progression marquée ce trimestre, cité par 32 % des dirigeants (+10 points). La faiblesse de la demande (actuelle et future) demeure le principal frein à la croissance, même si les contraintes de demande semblent se détendre légèrement (citées par 61 % des dirigeants, −2 points sur le trimestre, −5 points en 6mois). Les difficultés d’approvisionnement montent en flèche (57 % des répondants déclarent y faire face, +22 points sur le trimestre), sans toutefois retrouver les niveaux observés lors de la crise énergétique de 2022 (pic de 78 % atteint à l’été 2022).

Focus conflit au Moyen-Orient

62 % des dirigeants déclarent que le conflit au Moyen-Orient a d’ores et déjà des répercussions négatives sur la trésorerie ou les résultats de leur entreprise. 25% font état d’un impact fort. Cet impact provient principalement de la hausse des coûts des matières premières énergétiques, pour 66 % des TPE / PME affectées par le conflit, et dans une moindre mesure de la hausse des coûts des intrants de production non énergétiques (pour 32 %). Mais près de 70 % des TPE / PME affectées comptent répercuter au moins en partie la hausse des coûts sur leurs prix de vente (18 % en totalité). 15 % des TPE/PME exposées au conflit jugent leur trésorerie actuellement insuffisante pour pouvoir absorber le choc lié au conflit.

Focus Intelligence Artificielle

58 % des TPE / PME ont recours à l’intelligence artificielle (générative ou non) et elles l’utilisent assez fréquemment (48 % en ont un usage quotidien ou quasi quotidien et 39 % l’utilisent au moins une fois par semaine). 47 % l’utilisent pour le marketing et les ventes, ce qui en fait le principal domaine d’application de l’IA, devant le processus de production ou de services. Les TPE / PME ayant recours à l’IA perçoivent déjà quelques effets positifs, sur la productivité de leurs salariés essentiellement. Les effets anticipés à horizon 2030 sont plus marqués. L’impact est attendu légèrement défavorable sur les effectifs.

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Trésorerie, investissement et croissance au T2 2026

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